La SPNI lance une nouvelle campagne contre l’extension des marinas

Hadera coastline. Photo Moshe Perlmuter, SPNILe gouvernement israélien a annoncé un plan de construction de 5 nouvelles marinas sur les côtes israéliennes et le développement de 8 déjà existantes d’ici 2040. La SPNI a décidé de mener une campagne nationale pour protéger les plages et côtes menacées et les habitats de vie sauvage voués à la destruction par un tel plan.

 Pour augmenter le nombre de points d’amarrage dans les ports de plaisance de 2900 à 7600, le plan prévoit la construction de nouvelles marinas à Nahariya, Haïfa, Hadera, Netanya et Tel-Aviv, et l’extension de trois marinas existantes à Tel-Aviv et  de celles d’Ashdod, Ashkelon, Herzliya, Haïfa et Acre (Akko).

L’équipe en charge de la finalisation de ce plan à la Direction Nationale des Ports en Israël affirme vouloir développer les sports nautiques et l’éducation sur la vie marine, mais la SPNI a découvert que la quasi-totalité des ressources prévues est destinées à construire de nouvelles places d’amarrage pour les bateaux de plaisance et yachts privés. La Direction des ports estime que d’ici 3 ans la demande sera supérieure à l’offre disponible vu la croissance de 3 à 4% par an du nombre de bateaux de plaisance enregistrés (24000 à ce jour), auxquels il faut ajouter les milliers non enregistrés.

Iris Nature Reserve Beach, Netanya, Photo Moshe Perlmuter, SPNICe que craint la SPNI c’et que la construction de ces nouvelles marinas va chasser les baigneurs des 700 mètres de côte que chacune d’entre elles occupe. Les travaux endommageront également les habitats naturels de la flore et la faune marine. Cela concerne en particulier les lieux de pontes des tortues de mer, et cela provoquera une érosion des sables de la côte. Mais la SPNI ne fait pas que s’opposer, elle propose aussi une solution alternative qui permet d’ajouter quelques 3000 points d’amarrage aux places existantes dans les marinas existantes, éliminant le besoin d’en construire de nouvelles..

 « Nous nous préparons à une longue bataille. Israël dispose de peu de côtes et des places d’amarrage pour des yachts ne devraient pas faire partie de nos priorités. » Selon Eran Bin Nun, responsable du service de planification environnementale et urbaine de la SPNI, « la croissance du nombre de bateaux pourrait être assurée par la croissance des marinas existantes et en les réorganisant pour les rendre plus efficaces ».

« Les maires considèrent en général les marinas comme une attraction renforcée par des cafés, restaurants et commerces, alors qu’en réalité elles sont tout le contraire. En fin de compte ce qu’ils obtiennent c’est d’un côté une promenade avec ses restaurants et cafés, de l’autre une barre qui bloque l’accès et la vue vers la mer. On peut trouver des solutions, mais le plan proposé est destiné ç un tout petit groupe, au détriment de tous les autres. »

Selon une déclaration de la Direction du plan (Israel Planning Administration - IPA), entité séparée sous la houlette du ministère des finances, la proposition, qui n’en est qu’à la phase initiale, permettra de résoudre le manque de places d’amarrage en créant  un cadre à long-terme couvrant toutes les questions liées à la désignation des emplacements autorisés pour le développement des marinas, prenant en compte les questions d’urbanisme et écologiques.

 Netanya coastline. Photo Moshe Perlmuter SPNIL’IPA est en cours de mise à jour de ses plans, à la fois pour les marinas existantes et pour les nouvelles. Elle a entrepris ce travail dans le cadre de la politique récemment approuvée de limiter les développements de bord de mer aux zones déjà construites et excluant les espaces ouverts.   

A la SPNI nous croyons fortement que les plages d’Israël appartiennent à tous ses citoyens et nous continuerons à mener le combat pour limiter les développements de nouveaux emplacements d’amarrage aux seules marinas existantes, sans mettre en danger l’unique et précieuse nature d’Israël.