Pour faire le ménage dans notre Environnement, la participation de toute la nation est nécessaire

Par Yael Ilmer et Aya Tager


Il n’y a pas de manière simple pour le dire : Israël a un problème d’ordures majeur.

A la suite de la fête nationale et de plusieurs week-ends de célébration, les reportages de presse décrivent toujours la même situation tragique d’amoncellements d’ordures dans les parcs et réserves de nature.  Ces montagnes de déchets sont le résultat du sans-gêne des visiteurs mais il ne faut pas pour autant négliger l’insuffisance des infrastructures et moyens de collecte des ordures.  Même quand les randonneurs et pique-niqueurs font l’effort de rassembler leurs déchets, trop souvent il manque les réceptacles clos pour les y jeter, et ils les laissent alors dans des sacs à l’air libre où ils attirent les animaux sauvages en recherche de nourriture.


Beach clean-up, Photo Yael Ilmer, SPNI

En plus de l’impact esthétique négatif, les ordures à ciel ouvert causent des dommages écologiques sérieux et sont un danger pour la santé du public et de la faune et flore locale. Ils polluent les sources d’eau, de surface et souterraines, perturbent l’équilibre écologique et accélèrent la propagation des maladies.  Pourtant, le public continue à jeter ses détritus, refusant de voir les impacts environnementaux sur la nature et les espaces publics, et en  particulier les atteintes à notre propre bien-être causées par les ustensiles à usage unique, qui sont pourtant bien documentés et diffusés.

Ce phénomène reflète l’attitude de bien des citoyens envers les espaces public et zones ouvertes. Quelqu’un qui laisse ses ordures n’importe où est indifférent à la présence d’ordures dans la nature et ne se sent aucunement concerné ni responsable de son propre environnement. 

L’an passé, la SPNI a mené une étude approfondie sur ce phénomène de jeter ses ordures n’importe où et sur les dommages causés par cela à la santé publique et aux équilibres écologiques. Les résultats montrent que le fait de jeter ses ordures n’importe où est devenu tellement répandu en Israël que ce problème a atteint le niveau d’urgence nationale. 

 

SPNI Info and education stand Photo Yael Ilmer SPNIPour transformer au long terme la culture générale de laisser-aller en culture de responsabilité de tous envers les espaces publics et envers la nature, nous devons développer, promouvoir et mettre en œuvre un projet global incluant nos capacités éducatives et de sensibilisation, ainsi que des moyens suffisants et efficaces pour faire respecter la loi, et pour interagir avec le public sur les lieux. Ce projet global ne peut réussir qu’en rassemblant une large coalition d’acteurs et de parties prenantes, avec des représentants des municipalités, des autorités locales et nationales, des ONG et de la population elle-même.

Pour enclencher le processus, la SPNI élabore un plan d’action pour améliorer la situation actuelle. Nous sommes conscients que plusieurs mouvements populaires partagent notre souci et lancent des initiatives et des évènements allant dans ce sens. Nous nous sommes associés récemment à une initiative lancée par un mouvement de jeunesse pour collecter quantité d’ordures laissées sur les plages et dans des réserves naturelles à la suite de la Fête de l’indépendance d’Israël.

Afin d’amplifier la visibilité de l’exemple donné par ce mouvement de jeunesse, la SPNI a mis en place un stand d’information sur la plage et y a distribué des sacs de collecte des ordures. La réaction du public a été très positive et les plagistes, baigneurs et surfeurs ont coopéré, laissant derrière eux une plage très nettement plus propre.   

Plus récemment, le Mouvement de jeunesse des randonneurs de la SPNI a lancé et réalisé  une journée du nettoyage dans un bosquet proche du Nahal Soreq qui ressemblait à une décharge publique, vu le volume de déchets laissés sur place par les fêtards. Des étudiants de tous âges travaillèrent inlassablement pour nettoyer la zone et enlever les centaines de sacs d’ordures qu’ils ont collectés dans le bosquet.  Le lendemain, ils se sont attaqué à la plage de Palmachim où les étudiants ont aussi interpelé me public, expliquant les dégâts causés par les déchets abandonnés et l’importance de traiter ces déchets comme il se doit.

SPNI youth clean-up event, near Soreq stream, Photo Yael Ilmer SPNIIl est certainement temps de cesser de faire d’Israêl une décharge d’ordures.  Le Gouvernement et la Knesset doivent prendre le leadership pour mettre en place un plan intégré pour une solution nationale, incluant l’allocation des fonds nécessaires. La  SPNI continuera son travail de lobbying pour inciter les preneurs de décisions à travailler à cet objectif sur le terrain, avec le soutien d’un mouvement populaire qui grandit, afin d’éliminer l’abandon d’ordures dans les espaces publics et de préserver la nature unique d’Israël et la beauté de ses espaces ouverts.